
Cahier des charges d'une refonte de site internet : ce qui s'ajoute à celui d'un site neuf
Cahier des charges d'une refonte de site internet : inventaire des URL, sort des contenus, redirections, mesures avant et après, recette. Plan type à copier.
En bref
- Le cahier des charges d'une refonte garde les dix rubriques de celui d'un site neuf, détaillées dans le guide du cahier des charges de site internet. Il y ajoute cinq annexes sur l'existant : l'inventaire des URL, le sort de chaque contenu, la table de redirections, les mesures de référence et la recette de bascule avec son suivi.
- Le principe : ce que l'ancien site a acquis (pages visitées, pages qui reçoivent des liens, formulaires qui produisent des demandes) est listé, mesuré avant la bascule et vérifié après. Chaque annexe produit un livrable et un critère de recette.
- Les règles de migration viennent de la documentation de Google (page mise à jour le 11 septembre 2026, lue le 16 octobre 2026). Les colonnes proposées et les critères de recette sont mon interprétation, signalée comme telle.
Le plan type est dans le tableau plus bas. Les étapes, le coût et le cas mesuré d'une refonte sont dans le guide de la refonte de site internet : je ne les reprends pas.
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Un site neuf part de rien : le cahier des charges décrit un besoin. Une refonte part d'un site qui a déjà des visiteurs, des adresses connues de Google, des liens venus d'autres sites et des formulaires branchés sur un outil. Le cahier des charges doit décrire aussi cela, sans quoi l'agence chiffre une page blanche et découvre l'existant en cours de route.
Le guide du cahier des charges consacre déjà une courte section à ce qui s'ajoute pour une refonte. Ce billet le développe sous forme d'annexes à coller dans votre document.
Ce que disent les premiers résultats, et ce qu'ils laissent ouvert
J'ai relu la requête le 16 octobre 2026. Les premiers résultats sont des modèles, des générateurs, des cahiers des charges publiés et des guides d'agences. Mon hypothèse de départ était qu'ils parlaient peu de l'existant. Elle est fausse en partie :
- Le modèle de La Fabrique du Net (publié le 21 juillet 2026) demande un état des lieux sur trois angles (référencement, technique, contenu), un plan de redirections 301 qui relie chaque ancienne URL à son équivalent, une recette SEO avant la mise en ligne et un suivi de l'indexation après.
- Le modèle d'Eficiens pour un assureur (mars 2024) recommande des chiffres d'audience dans l'état des lieux et demande si le contenu actuel est conservé tel quel, nettoyé ou réécrit.
Dans le texte de La Fabrique du Net et dans la partie que j'ai lue d'Eficiens, je n'ai trouvé ni les colonnes d'un inventaire, ni la période et la méthode pour relever la référence, ni un critère de recette vérifiable pour les redirections. C'est ce que les sections suivantes ajoutent.
Le plan type : cinq annexes à ajouter
| Annexe | Ce que vous y écrivez | Livrable exigé | Critère de recette |
|---|---|---|---|
| A. Inventaire des URL | Toutes les adresses de l'ancien site avec ce qu'elles valent : visites, liens, rôle | Un tableau complet, validé par vous | Toute adresse qui reçoit des visites ou des liens y figure, images et PDF compris |
| B. Sort de chaque contenu | Garder, réécrire, fusionner ou supprimer, et la personne qui tranche | La colonne « décision » remplie | Aucune ligne « à décider » à la date de validation |
| C. Table de redirections | Chaque ancienne adresse, sa nouvelle adresse, le code de réponse | Le tableau, puis les règles installées sur le serveur | Chaque ligne testée, résultat consigné ; une seule redirection par adresse |
| D. Mesures de référence | Les indicateurs relevés avant la bascule, leur source et leur période | Des exports datés, conservés | Les mêmes mesures, sur la même période, relevables après |
| E. Bascule et suivi | La liste de contrôle du jour J, la personne qui suit, la durée du suivi | Un compte rendu de bascule, puis des relevés de suivi | Chaque contrôle coché avec preuve ; suivi tenu sur la durée écrite |
Une ligne de plus, qui n'est pas une annexe : écrivez ce qui change (domaine, plateforme, mise en page). Google conseille de ne changer qu'une chose à la fois ; le guide de refonte le rappelle.
Annexe A : l'inventaire des URL existantes
Un inventaire est la liste de toutes les adresses de l'ancien site. Selon la page de Google sur la migration d'un site avec changement d'URL (lue le 16 octobre 2026), on commence par les adresses importantes, que l'on trouve à quatre endroits : les sitemaps, les journaux du serveur ou le logiciel d'analyse d'audience (pages les plus visitées), le rapport « Liens vers votre site » de la Search Console (pages qui reçoivent des liens) et le CMS (liste des pages qui hébergent du contenu). Google précise aussi d'inclure les images, les vidéos, le JavaScript et le CSS, et de choisir une période qui tient compte de la saisonnalité de votre trafic.
Scénario illustratif, pas un cas client : l'entreprise et les adresses sont fictives, et les chiffres sont à relever chez vous.
| URL actuelle | Visites et liens | Rôle | Décision | Nouvelle URL |
|---|---|---|---|---|
| /nos- | [visites] ; [liens] | Page d'offre qui produit des demandes | Garder (301) | /services/ |
| /actualites/ | [visites] ; [liens] | Article ancien, reçoit des liens | Réécrire (301) | /blog/ |
| /equipe/ | [visites] ; [liens] | Fiche sans visite ni lien | Supprimer (410) | Aucune |
| /documents/ | [visites] ; [liens] | PDF téléchargé depuis un site tiers | Fusionner dans la page d'offre (301) | /services/ |
Les colonnes sont mon choix : l'adresse, ce qu'elle reçoit (visites et liens), son rôle pour l'activité, la décision, la destination et le code de réponse. Un rôle « produit des demandes » protège une page même si elle est peu visitée.
Annexe B : le sort de chaque contenu
La décision par page est la vôtre : vous savez quelles offres existent encore et ce qui est devenu faux. L'agence l'applique. Quatre cas, avec ce que Google en dit :
- Garder. Même contenu, de préférence à la même adresse. Si l'adresse ne change pas, la page n'a pas besoin de redirection ; elle reste dans l'inventaire, car elle doit exister au lancement.
- Réécrire. Le texte change, l'adresse peut rester. Nommez qui écrit et qui valide, avec une date : un contenu qui n'arrive pas bloque la mise en ligne.
- Fusionner. Plusieurs pages deviennent une. Google admet de rediriger les anciennes adresses vers la page qui rassemble leur contenu.
- Supprimer. Sans équivalent, la page répond 404 ou 410 sur le nouveau site. Google déconseille de renvoyer en masse les anciennes adresses vers la page d'accueil : cela peut être traité comme une fausse page 404 (« soft 404 »).
Mon conseil, qui est une interprétation : regardez les liens entrants avant de supprimer. Une page sans visite mais liée depuis un autre site vaut une destination, pas un 410.
Annexe C : la table de redirections, écrite comme une recette
Le guide de refonte explique pourquoi la table décide du référencement. Ici, la même table devient une liste de critères que l'agence doit pouvoir cocher. Chacun s'appuie sur la page de Google, sauf mention contraire :
- Redirections permanentes côté serveur, 301 ou 308. Google les recommande ; les redirections côté client ne sont qu'un dernier recours.
- Une seule redirection par ancienne adresse. Google recommande de rediriger directement vers la destination finale. À défaut, la chaîne est limitée à trois redirections au mieux et moins de cinq au pire. Exigez une seule : c'est mon seuil, plus strict que le sien.
- Aucune redirection en masse vers la page d'accueil, sauf pour une fusion de contenus.
- Le nouveau site à jour. Chaque page de destination porte une balise canonique qui pointe vers elle-même ; les liens internes visent les nouvelles adresses et non les anciennes qui redirigent ; les annotations hreflang d'un site multilingue sont mises à jour.
- Un test par ligne. Google cite l'outil d'inspection d'URL pour les adresses isolées, et des scripts ou des outils en ligne de commande pour un grand nombre. Le critère de recette est un tableau de résultats, pas une affirmation. C'est mon exigence.
- Une durée de conservation écrite. Google conseille de garder les redirections aussi longtemps que possible, généralement au moins un an. Écrivez qui les héberge et qui vous les remet si vous changez de prestataire. C'est mon ajout.
Annexe D : les mesures de référence, relevées avant la bascule
Sans point de départ, personne ne peut dire après coup si la refonte a aidé ou nui. Google recommande de suivre le trafic de l'ancien et du nouveau site avec un logiciel d'analyse d'audience et la Search Console. Ma proposition de relevé :
| Mesure | Où la relever | Pourquoi la figer |
|---|---|---|
| Clics, impressions et requêtes par page | Rapport de performances de la Search Console, qui propose un bouton « Exporter » | Comparer après la bascule, sur une période équivalente |
| Pages indexées | Rapport d'indexation et rapport sur les sitemaps | Voir les pages de l'ancien site disparaître et celles du nouveau apparaître |
| Visites par page | Logiciel d'analyse d'audience | Repérer les pages dont le trafic s'effondre |
| Liens vers votre site | Rapport « Liens » de la Search Console | Savoir quels sites contacter pour qu'ils mettent leurs liens à jour |
| Vitesse sur de vrais visiteurs | Données de terrain, mobile et ordinateur séparés | Comparer aux seuils « bon » de web.dev : LCP 2,5 s, INP 200 ms, CLS 0,1, au 75e centile |
| Demandes reçues par mois | Le CRM ou la boîte qui reçoit le formulaire | C'est l'indicateur du cahier des charges (voir le guide) |
Deux précautions. D'abord, exportez avant la bascule : selon l'aide de Google Analytics sur l'intégration de la Search Console, la Search Console conserve les données des 16 derniers mois ; l'export daté est ma recommandation, pas une consigne de Google. Ensuite, datez chaque relevé et notez la période, pour comparer des périodes équivalentes. Les seuils de vitesse viennent de la page Web Vitals de web.dev (mise à jour le 31 octobre 2024, lue le 16 octobre 2026) ; elle précise que la mesure en laboratoire ne remplace pas la mesure de terrain.
Annexe E : la recette de bascule et le suivi
Voici la liste de contrôle du jour J que je propose d'écrire dans le cahier des charges. Les points viennent de la page de Google, sauf le dernier :
- Le blocage posé pendant les essais (règles noindex, fichier robots.txt) est retiré. Google conseille de préparer la liste des adresses en noindex à retirer, et de savoir à quoi ressemblera le fichier robots.txt au début de la migration.
- Les redirections sont actives et la table a été testée.
- Le nouveau sitemap est envoyé dans la Search Console.
- La validation de la Search Console reste effective sur le nouveau site, pour toutes les variantes de l'adresse (avec et sans « www », en HTTP et en HTTPS).
- Si le domaine ou le sous-domaine change, la demande de changement d'adresse est envoyée. Elle ne sert pas pour un passage de HTTP à HTTPS.
- Le formulaire arrive dans l'outil prévu et la mesure d'audience fonctionne. C'est mon ajout : la mesure d'audience est la source de l'annexe D.
Après la bascule, Google indique ce qu'il faut regarder : le sitemap de l'ancien site voit son nombre de pages indexées tomber vers zéro pendant que celui du nouveau monte, le rapport d'indexation affiche les erreurs d'exploration inattendues, et le rapport de performances montre les adresses du nouveau site obtenir des impressions et des clics. Il note aussi que le classement peut fluctuer, et que quelques semaines peuvent être nécessaires pour la majorité des pages d'un site petit ou moyen.
Ce qui reste à écrire chez vous : la personne qui lit ces rapports, la fréquence, la durée du suivi et ce qui déclenche une correction. Je ne donne pas de seuil : il dépend de votre référence.
Ce que ce billet ne sait pas
- Il ne s'appuie sur aucune mesure de projet réel. Je n'annonce pas combien de trafic une table de redirections préserve.
- La recherche de la requête a été faite avec un outil de recherche, pas depuis Google.fr. J'ai lu en entier le modèle de La Fabrique du Net et le début du modèle d'Eficiens ; les autres pages, je n'ai parcouru que le plan, et je ne les cite pas.
- La page de Google porte sur les migrations avec changement d'adresses. Elle renvoie ailleurs le cas où les adresses restent les mêmes (changement d'hébergement) : je ne l'ai pas lu.
- La durée de 16 mois vient de l'aide de Google Analytics. Je ne l'ai pas retrouvée dans les pages d'aide de la Search Console que j'ai lues.
- Les seuils de vitesse datent d'une page mise à jour le 31 octobre 2024 ; je n'ai pas cherché de version plus récente.
- Les colonnes de l'inventaire, les critères de recette de l'annexe C et le plan en cinq annexes sont des choix de Waimia, pas une norme. Le tableau d'exemple est fictif.
Et après ?
Pour écrire ces annexes avec votre site sous les yeux, commencez par l'audit IA gratuit de 45 minutes (comment il se passe) : on regarde votre site actuel, ses pages qui comptent et ses formulaires. Pour décider avant tout s'il faut corriger ou refaire, la grille d'audit de site internet et le billet audit de site internet : la grille avant une refonte donnent la méthode. Pour relever l'indexation, la structure et la vitesse avant de toucher au site, voir l'audit SEO technique. Pour la refonte elle-même, la page création et refonte de site ; les prix complets sont sur la page des tarifs.
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